PRIS AU JEU : une partie de poker à la sauce littéraire

Par Alice Liénard de l'équipe éditoriale, secteur jeunesse


Jouer est un terme apparemment anodin. On en retient surtout la notion de plaisir. Mais, il arrive parfois que le jeu prenne l’allure d’une spirale infernale.


Depuis quelques années, il est de plus en plus question d’un phénomène : la dépendance au jeu. Cette subordination est de plus en plus fréquente auprès des jeunes.

 

Dans Pris au jeu, Tommy tombe dans cette spirale. Avec le jeu, il comble un vide et se sent exister. Si au début il veut accumuler les gains pour offrir des cadeaux de luxe à Clara, c’est dans le buzz qu’il trouve son comptant « Mais si je joue, c’est surtout pur le buzz.» (p. 163)

 

Pour introduire les questionnements sur les personnages et sur la dépendance, organisez un tournoi de poker à la sauce littéraire.

 

Répartissez les élèves en petits groupes (4 ou 5 élèves) et remettez-leur un jeu de cartes que vous aurez préalablement préparé:


  • Des cartes avec le nom des personnages du livre: Tommy, Mr Coupal, Clara, les parents de Tommy, Marc-Olivier dit Monsieur Merveilleux.
  • Des cartes vierges

 

Dans chaque groupe, désignez un élève pour distribuer les "cartes-personnages", puis les cartes vierges.

 

Les élèves devront écrire sur la carte vierge un mot qui s’associe à leur "carte-personnage". Il s’agit de penser et de trouver un mot qui caractérise particulièrement le personnage.

 

Chacun devra expliquer et argumenter son choix de caractéristique à tour de rôle. En quoi représente-t-elle la personne ? Pourquoi ?

 

En discutant des personnages, vous allez ainsi vous attarder sur leur psychologie, sur leurs caractéristiques et aborder le problème de la dépendance au jeu de Tommy.

 

La lecture du poème Ah! Tournesol, de William Blake amène Tommy vers une prise de conscience et aide à comprendre sa dépendance : «Quand je décris les sentiments du tournesol et son désir d’atteindre quelque chose de plus haut, c’est de moi que je parle. De moi et de comment je me sens quand je joue à l’argent.» (p.171)


Invitez vos élèves à s’exprimer sur ce passage : Comprennent-ils Tommy? Leur arrivent-ils de ressentir la même chose?

 

C’est à travers les mots, la poésie que la lumière se fait pour Tommy: «J’ai toujours pensé que la poésie, c’était pour les nuls… pour les gars boutonneux qui n’arrivent pas à plaire aux filles ou pour les filles qui n’ont pas d’amis et qui passent toute la fine de semaine chez elles à étudier. En rendant ma copie à Coupal, je ne peux m’empêcher de penser que j’avais tort. » (p. 171) 


Comment les mots peuvent-ils aider ? Est-ce important de nommer, de mettre des noms sur les choses pour comprendre ? Surtout, est-ce suffisant pour s’en sortir ? Voici des pistes de réflexion que vous pourriez aborder avec vos élèves.

 

 

 

 

 

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