17 décembre 2010 › par La courte échelle
Pierrre Marmiesse et son expérience brésilienne
Par Pierre Marmiesse, auteur
Comme beaucoup d’enfants européens, j’ai découvert le Brésil par son futebol. C’était en 1970, j’avais neuf ans. Cette année-là, la Coupe du Monde avait lieu au Mexique. Le Brésil l’emporta. Ce fut peut-être la plus belle équipe de l’histoire : Felix, Carlos Alberto, Piazza, Brito, Everaldo, Clodoaldo, Gerson, Tostão, Rivelino, Jairzinho, Pelé. Elle tapissait les murs de ma chambre.
Dix ans plus tard, à HEC-Paris, j’ai étudié le portugais pour aller au Brésil. J’ai atterri pour la première fois à Rio en 1982. La Fédération française de la parfumerie nous avait chargés, un ami et moi, d’une étude du marché brésilien. Nous avons alors fait le tour du pays : Iguaçu, Brasília, Manaus, São Luis, Fortaleza, Recife, Salvador…
Au bout de dix-huit mois, j’étais de retour en France. Mais comme à ce moment-là le service national existait encore, je fus pendant un an attaché commercial auprès du consulat français à São Paulo. Trépidante, anarchique, gigantesque, la capitale économique du Brésil coupait le souffle. Le régime militaire touchait à sa fin. J’ai assisté aux manifestations pour l’élection du président de la république au suffrage universel. Après mon départ, alors que je visitais le reste de l’Amérique latine, Tancredo Neves, le candidat de l’opposition démocratique, fut élu président, puis mourut avant sa prestation de serment.
Je ne retournai au Brésil que treize ans plus tard, car un film que j’avais produit fut présenté au festival de cinéma de São Paulo. Je voyageai ensuite dans le Nordeste et parcourus en voiture le littoral depuis Fortaleza jusqu’à Salvador da Bahia. Certaines plages, désertes en 1982, avaient beaucoup changé.
Puis d’autres années passèrent, et je m’installai à Montréal. C’est l’hiver québécois qui me réunit avec le Brésil. Trois ans de suite, je suis allé m’abriter de ses rigueurs à Fortaleza et Rio. Aujourd’hui, l’écriture de Sous le signe d’Exu me ramène une fois de plus au Brésil.
Catégorie(s) : Témoignage d'auteur
Commentaires de nos lecteurs
16 février, 2011 - 12:36 — Edith Beaupre
Bonjour M. Marmiesse,
J'ai vécu en Amazonie brésilienne de 1998 à 2002 et n'y suis jamais retournée depuis mon retour à Montréal. Partie rejoindre une équipe missionnaire, j'ai travaillé avec des jeunes dans une école, avec des ados et avec des femmes.
Mais la première étape a été de vivre 3 mois à Brasilia, au Centre Cultural Missionario - CENFI pour apprendre le portugais et vivre une immersion dans une famille. Ça été pour moi de très beaux moments car je savais que grâce à ces 3 mois, je serais en mesure de communiquer avec les gens que j'allais rencontrés.
Entre l'école de langue et mon engagement missionnaire à Caapiranga, à 12 heures de bateau de Manaus, je suis allée admirer la force de la nature à Iguaçu. Ça été formidable.
Je termine mon mini-partage en vous remerciant pour votre texte et j'ai hâte de lire votre livre.
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